Sport

J’ai couru mon premier semi marathon

Le 1er octobre 2017 je prenais le départ de mon premier semi marathon. 21,097 km, une distance que je n’avais encore jamais couru, pas même à l’entrainement.

Je cours depuis décembre 2013, plus ou moins régulièrement. Toutes les semaines je chausse mes baskets pour fouler bitume et chemins une à trois fois, de 5 à 12km. Des distances dans lesquelles je suis à l’aise. Mais voilà, j’aime les défis et j’ai eu envie de plus. Cela faisait plus de 3 ans que je courais, je pouvais bien me lancer dans un semi. Dès l’ouverture de la vente des dossards je me suis donc inscrite au run in Lyon. Cette course que je connais déjà, qui rassemble des milliers de coureurs dans ma ville et qui se déroule toujours le premier weekend d’octobre.

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Après mon premier 10 km.

Entre l’inscription et la course il s’écoulait des mois. L’occasion pour moi de m’entraîner comme il se doit ? En fait pas vraiment. Je n’ai réussi à effectuer qu’une sortie par semaine ces derniers mois et je n’ai jamais dépassé les 17km à l’entraînement. J’étais confiante pour la course car je savais que j’en étais capable mais je n’étais donc pas totalement sereine.

Le jour J je dois prendre le départ à 9h15. Je me lève donc à 6h30 pour prendre un bon petit déjeuner et avoir le temps d’aller aux toilettes avant la course (les intestins sont malmenés lorsque l’on court, c’est un paramètre à prendre en compte). Je suis un peu stressée mais moins que pour ma première course officielle. J’ai le soutien de mon amoureux qui m’accompagne et qui se placera à différents endroits du parcours et je vais retrouver ma copine Lucie sur la ligne de départ.

Lucie arrive un peu à la dernière minute, toute stressée et excitée. Elle me booste. On s’étonne de ne pas retrouver la musique dans le SAS jusqu’à arriver dans la ligne droite avant le départ. Des coachs et de la musique sont là pour mettre l’ambiance et on décide de se mettre à fond dedans.

Le départ est donné et ma Lucie part comme un fusée. Je la reconnais bien là et on avait pris la décision de se retrouver sur la ligne d’arrivée. J’essaye de me détendre et de ne pas partir trop vite pour éviter le point de côté que j’avais subi pendant 3kms l’année précédente.

Les premiers kilomètres se passent bien mais je suis stressée à l’idée d’aller trop vite ou d’être trop lente et de me faire rattraper par le SAS suivant. Je tente de ne pas trop me prendre la tête et de simplement prendre du plaisir. Au 3ème km environ je vois mon amoureux qui me lance un cri d’encouragement et me donne le sourire jusqu’aux oreilles. Dans le même temps je trouve mon lièvre à suivre (une meuf qui semble sympa et déterminée). Je ne la perdrai de vue qu’au quinzième km.

Le parcours et les kilomètres défilent le long de la Saône. Après Vaise, je n’ai jamais couru dans ces environs même si je connais le coin. J’apprends donc à découvrir le paysage autrement, seulement c’est un peu monotone de ce côté. Heureusement je sais qu’un point supporter devrait arriver au 10ème km et pour l’instant je suis à l’aise avec cette distance.

Je vois le km 10 arriver. A ce moment je sais que nous allons devoir traverser la Saône par le pont Paul Bocuse et mes parents devraient s’y trouver. Oui mais dans le virage j’ai peur de ne pas les voir. Ils ne sont pas avant le pont mais ouf, ils sont bien là un peu plus loin. Je serre ma gauche pour toucher mon papa et leurs sourires me redonnent un peu plus d’énergie. Maintenant je sais que je devrai encore voir une fois mon copain avant la ligne d’arrivée et qu’il ne me reste plus que la moitié du chemin à parcourir.

Je me ravitaille donc à base d’eau sur la figure (et de deux gorgées) et continue joyeusement mon chemin. Malheureusement au 12ème km je sens mes jambes extrêmement lourdes et j’ai du mal à apprécier cette partie du parcours qui pourtant s’annonçait plutôt sympathique (au bord de l’eau, nous dirigeant vers le centre ville).

J’ai l’impression de me trainer jusqu’au 13, 14 et 15ème km. Heureusement je sais que près du 15ème km mon amoureux m’attend. Je ne sais pas exactement où et le chercher des yeux commence à tenir mon esprit occupé loin de la douleur. Je le vois au loin ce qui me donne un peu envie d’accélérer. Je ne m’emballe pas, lui tape la main (extrêmement fort) et je me sens à nouveau plus légère.

J’appréhendais la traversée du tunnel de la Croix Rousse car ce n’est jamais une partie que j’ai apprécié sur les éditions précédentes. Trop de monde sur le 10km, il y fait très chaud et la ligne droite est interminable. Finalement celle ci se passe très bien, l’ambiance est bonne même si j’aperçois sur le bord de la route quelques blessés et abandons et je n’ai pas si chaud. Je passe le 17ème km sous le tunnel et me dis que je n’ai jamais couru au delà de cette distance. Je suis ravie, me dis à ce moment que c’est déjà une victoire personnelle et que je vais finir ce semi marathon.

La sortie du tunnel est difficile comme d’habitude mais on retrouve la lumière et plus d’air. On traverse le Rhône dans un sens, puis dans l’autre pour se retrouver sur la presqu’île. À ce moment je suis sûre que je vais finir cette course car je connais le parcours et que les spectateurs commencent à être de plus en plus nombreux à nous encourager. Je prends un peu trop confiance et les deux derniers kilomètres semblent plus long que les 5 précédents, jusqu’au dernier qui ne semble jamais se terminer.

Sur la place Bellecour je tente d’accélérer. Mon amoureux est avant le dernier virage et cri mon nom. Je sprint jusqu’à brandir les bras sur la ligne d’arrivée. Je l’ai fait. Je retrouve Lucie juste avant de récupérer nos médailles. Sur le moment je ne sais pas du tout le temps que j’ai fait, mon application s’est arrêté au km 14. Je suis juste fière et soulagée d’être arrivée au bout sans avoir marché une seule fois.

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On retrouve les copains en partance pour le 10km et d’autres venus les supporter. Mon temps arrivera peu après: 2h11m11s. En dessous de la limite maximale que je m’étais fixée de 2h15. Je dois avouer que j’aurai aimé atteindre les 2h10 mais sans grande préparation je sais que je ne pouvais pas m’attendre à beaucoup mieux. Je suis déjà heureuse de ce temps.

On a bien mérité une bière, un bon bain et beaucoup de repos. Le lendemain les courbatures sont présentes mais c’est surtout un mal de crâne de déshydratation qui me suivra pendant plusieurs jours. Donc si j’ai un conseil à vous donner: ne négligez pas la récupération avec hydratation, massages et étirements.

Au final je suis ravie d’avoir accompli ce petit exploit et ne compte pas m’arrêter là. Je repars pour m’entrainer chaque semaine. Mon objectif, dans un premier temps est d’améliorer ma performance sur 10km puis de recourir un semi marathon et cette fois ci en moins de 2h10.

Et vous, des objectifs sportifs?

 

9 réflexions au sujet de « J’ai couru mon premier semi marathon »

    1. Je cours moins aussi depuis 2 ans. Ce n’est pas grave tant que je continue à y prendre du plaisir. Bon j’aimerais quand même au moins y aller deux fois par semaine au lieu d’une mais je privilégie d’autres activités en ce moment.
      Ça reviendra peut-être pour toi. J’espère que tu ne te mets pas la pression. 😃

      J'aime

  1. C’est énorme, quelle course ! Félicitations, tu as beaucoup de couraaaage ololo. Tu as fait un bon temps en plus, je suis contente pour toi 🙂 Je suis sûre que la prochaine fois tu descendras en dessous des 2h10 !! Continue comme cela 🙂

    Aimé par 1 personne

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