Lectures

Lundi, couscous

9782092555460

Auteur: Lorris Murail
Éditeur: Nathan
Collection: Nathanpoche
133pages
5.75 euros
roman dès 10 ans
2014

La quatrième de couverture:

« Le petit train des quatrièmes s’est formé. Je frappe à quelques dos au hasard. – Eh ! les gars, vous avez vu ? Chanthou et Malik et Tamara et Mahmut et… vous les avez vus, dans le minibus ? Ils sont virés pour de bon… hé ! vous m’écoutez ? Pas seulement du bahut. Virés de chez nous. De la France, de la Gaule, de l’hexagone, du territoire national… la patrie ! Vous n’avez pas vu ? Ils n’ont pas vu. »

Mon avis:

Et voilà la dernière lecture du prix littéraire UNICEF que je chroniquerai (parce-que parce-que… voilà: argumentation sans faille!!).

J’ai un peu aperçu sur la toile que ce petit roman de Lorris Murail n’a pas convaincu tout le monde et moi il m’a bien plu, et je vais vous expliquer pourquoi.

Dans la petite ville d’Arno, des « romanichels » s’installent et quelques actes « violents » ont eu lieu récemment… pas besoin de plus pour que Livio, le boucher ne lance une pétition pour renvoyer les étrangers. Personne n’a l’air de broncher, ni du côté des adultes qui ne souhaitent pas intervenir et perturber leurs relations avec un homme puissant de la communauté, ni du côté des enfants qui ne comprennent pas trop en quoi ça pourrait les concerner… à part lorsque les contes étrangers du CDI sont brulés, que les couscous est remplacé par de la langue de bœuf à la cantine et qu’il n’est plus question de jouer au foot en cours de sport.

Lundi, couscous explore les danger de l’exclusion de l’autre et l’absurdité du « recentrage nationale » avec intelligence et légèreté, un équilibre difficile à mener que je trouve plutôt réussi de la part de l’auteur. Lorris Murail ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des imbéciles et les invite à réfléchir par eux même tout au long de l’intrigue. La morale est simple et la conclusion ne prête pas à confusion. C’est une invitation à s’ouvrir aux autres.

Certains ont trouvé le ton un peu « moralisateur », certainement car l’auteur pointe du doigt notre implication à tous face au racisme ordinaire. N’oublions pas que nous ne sommes pas propriétaires d’une terre et que notre culture est façonnée par de nombreuses vagues migratoires. Que nous sommes tous l’étranger de quelqu’un et que les étrangers sont des invités précieux à accueillir avec toute la bienveillance possible. (Petit message bisounours, tenons nous la main et formons toutes les couleurs de la terre mais il me semble que part les temps qui court il est important de ne pas oublier de transmettre des messages de tolérance.)

Lundi, couscous, en lice pour le prix littéraire UNICEF dans la catégorie 9 – 12 ans.

Lundi, couscous sur:  BabelioLivraddictGoodreads

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3 réflexions au sujet de « Lundi, couscous »

    1. Je ne sais pas, apparemment le côté « léger » et peut être un manque de crédibilité? C’est délicat mais c’est dur de juger objectivement un livre jeunesse car en tant qu’adultes on a tous un vécu assez riche et des opinions plutôt arrêtées.. du coup je peux interpréter un message comme quelque chose de positif quand quelqu’un à côté pensera que ça ne va pas assez loi, ou trop loin. C’est dur, c’est dure.

      Aimé par 1 personne

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