Lectures

Trois jours chez ma mère

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Auteur: François Weyergans
Éditeur: Grasset / Folio
263 pages / 2229 pages
17,80 euros / 8,20 euros

La quatrième de couverture:

 » Dans le train, il colla sa tête contre la vitre et aperçut en surimpression, flottant au milieu d’un décor de broussailles, un visage blême et crispé, le sien, avec son front reconnaissable, haut et dégarni, ses paupières gonflées et sa bouche aux lèvres minces. Il eut envie de se dire à lui-même : « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Ce visage si près du sien lui inspirait une profonde sympathie. » Nuit après nuit, un homme très perturbé se protège en évoquant son passé – tant de voyage, tant de rencontres amoureuses qui restent obsédantes. Sa mémoire lui donne le vertige. Ses souvenirs l’aideront-ils à aller mieux ? « 

Mon avis:

Vous le savez j’aime commencer mes chroniques en vous expliquant comment j’en suis venue à lire le livre dont il est question. Le roman dont on va parler aujourd’hui est arrivé de manière inattendue sur mes étagères car je l’ai trouvé sur les poubelles communes de mon immeuble en compagnie d’un manuel révolutionnaire… Je l’ai donc accueilli chez moi afin de lui offrir un nouveau foyer et je n’ai pas attendu plus de 2 mois pour le lire afin qu’il ne croupisse pas sans avoir été ouvert à nouveau dans sa nouvelle vie.

Jolie surprise de voir que ce roman reçut le prix Goncourt en 2005 et je me faisais une joie de découvrir la plume d’un nouvel auteur francophone, je suis plutôt candidate et je ne cache pas mon petit côté « élitiste » qui ressort de temps à autre.

Dans ce roman nous suivons un auteur qui n’arrive pas à écrire, un écrivain et cinéaste renommé en face à face avec la page blanche. Un homme qui commence plein de projet sans en finir un seul, qui s’auto-psychanalyse et qui se créé des problèmes sans vraiment en résoudre un seul. Autant vous prévenir: le héro (projection de l’auteur lui-même, ne partage-t-il pas le même nom ou presque?) est plus que détestable. Élitiste, ni vraiment heureux ni malheureux avec une sensibilité focalisée principalement sur lui même et un goût pour les femmes qui frôle la perversion, il n’est pas des personnages qu’on aime suivre. C’est d’ailleurs quelque chose avec laquelle j’ai eu beaucoup de mal et je n’ai cessé de soupirer pendant ma lecture à penser « non mais quels problèmes de riche! » ou « mais qu’est ce qu’il est égo-centré celui-là! ».

Pour autant l’intérêt de cette lecture vient principalement de son processus de création car les difficultés  que subit notre personnage principal sont bien celles de l’auteur lui-même. Beaucoup d’analyses intéressantes peuvent être dégagées de cette œuvre et il s’agit d’un roman assez particulier pour que je comprenne pourquoi il a reçut le Goncourt. Cependant je suis un peu lassée de ce genre de personnalités et surtout par le manque d’engagement (que ce soit émotionnels, politiques…) de certains auteurs et je dois dire que cette lecture a plus été une source d’agacement que de plaisir pour moi.

Trois jours chez ma mère sur:  BabelioLivraddictGoodreads

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